Emmanuelle Adamson Faure
le 24 juin 2026
Lecture 5 min.

Crédit photo © Châteauform’
En quelques mots
Chateauform met à la disposition de ses clients un cercle d’Experts afin de les accompagner dans la conception de leurs séminaires et événements d’entreprise : The Experts Circle by Chateauform.
C’est au fil d'une série d’articles que je suis heureuse de mettre en lumière ces Experts et la valeur de leurs savoir-faire.
Aujourd'hui donnons la parole à Laurent Goldstein de Goldstein Salzard & Associés :
Dans beaucoup d’organisations, lorsqu’un problème apparaît, le premier réflexe est de chercher une solution rapide. Une réunion de plus. Un nouvel outil. Un brainstorming. Un plan d’action. Ces réponses peuvent fonctionner lorsque le problème est simple, bien identifié, et que les causes sont visibles.
Mais les entreprises sont de plus en plus confrontées à des situations d’une autre nature : tensions dans les équipes, projets transverses qui patinent, décisions difficiles, enjeux de coopération, perte de confiance, transformations qui s’enlisent. Dans ces cas-là, la solution évidente est rarement la meilleure solution.
La résolution de problèmes en entreprise demande alors plus qu’une bonne idée. Elle exige une méthodologie, un cadre, une lecture fine de la situation et une capacité à mobiliser l’intelligence collective. Autrement dit : avant de résoudre, il faut comprendre.
Dans une équipe, un problème visible cache souvent un sujet plus profond. Une baisse d’engagement peut révéler un manque de reconnaissance. Un conflit peut masquer des rôles mal définis. Une lenteur dans la prise de décision peut traduire une absence de critères partagés.
C’est l’un des pièges classiques : confondre les symptômes avec les causes. On traite ce qui se voit, mais pas ce qui produit durablement la difficulté.
Par exemple, lorsqu’une équipe ne coopère plus, organiser un moment convivial peut faire du bien. Mais si les objectifs sont contradictoires, si les responsabilités sont floues ou si la confiance est abîmée, le problème reviendra. La méthode doit donc commencer par une clarification.
Un problème complexe n’est pas simplement un problème difficile. Il se caractérise par la multiplicité des acteurs, des causes et des points de vue. Chacun détient une partie de l’information, mais personne ne possède seul toute la compréhension de la situation.
Dans ce contexte, les outils classiques conservent leur intérêt. Le diagramme de Pareto, le QRQC, le kaizen ou les démarches d’amélioration continue peuvent aider à structurer l’analyse. Mais ils ne suffisent pas toujours lorsqu’il faut aussi faire travailler ensemble des personnes qui ne voient pas le monde de la même manière.
Le brainstorming est souvent perçu comme la voie royale de la créativité. Il peut l’être, à condition d’être bien utilisé. Sans cadre, il donne surtout la parole aux plus rapides, aux plus sûrs d’eux ou aux plus extravertis.
On croit produire de l’intelligence collective, alors qu’on additionne parfois des opinions. Les idées fusent, mais les critères de choix restent flous. Les désaccords ne sont pas nommés. Les profils plus réservés contribuent moins. La décision finale semble collective, mais elle ne l’est pas toujours.
La créativité a besoin d’espace. Mais elle a aussi besoin d’instructions, d’étapes, de rôles et de règles du jeu. C’est ce cadre qui permet à chacun de contribuer utilement.
Dans les séminaires que j’anime, je reviens souvent à trois questions très simples. Elles peuvent paraître évidentes. Elles sont pourtant fréquemment oubliées.
Ce cadre ne rigidifie pas le travail. Au contraire, il sécurise l’échange. Il évite que la discussion devienne un rapport de force ou un empilement d’avis. Il transforme une réunion en véritable espace de réflexion et de prise de décision.
C’est ici que les briques UWTI apportent une valeur particulière. UWTI est un outil phygital, à la fois physique et digital, qui met les participants face à un défi collectif. L’objectif n’est pas seulement de réussir l’exercice. L’enjeu est d’observer comment le groupe s’organise pour réussir.
Dans une réunion classique, beaucoup de comportements restent implicites. Qui prend la place ? Qui se retire ? Qui comprend sans expliquer ? Qui veut aider sans méthode ? Qui écoute vraiment ? Avec UWTI, ces dynamiques deviennent visibles, concrètes et observables.
Dans la séquence Out of the box, une table peut parfois trouver rapidement la solution. Le vrai sujet commence alors : comment transmettre cette réussite aux autres ? Très vite, les participants découvrent que la bonne volonté ne suffit pas. Il faut une méthode, un langage commun et une manière structurée de partager ce qui a été compris.
La séquence Fédérer est tout aussi éclairante. Dès que les briques apparaissent, les équipes ont envie d’agir. C’est humain. Mais l’action immédiate peut faire oublier l’essentiel : poser l’objectif, répartir les tâches, clarifier les informations, vérifier la compréhension et ajuster la stratégie.
L’expérience devient alors un miroir. Elle montre que les problèmes complexes ne se résolvent pas seulement avec de l’énergie. Ils demandent de l’organisation, de l’écoute et une discipline collective.
Dans un premier accompagnement, une équipe d’un grand groupe devait recréer de la cohésion après des tensions relationnelles, l’arrivée de nouveaux membres et une dispersion géographique. Un atelier UWTI de deux heures a permis de poser un diagnostic partagé, de faire vivre une expérience commune et de construire un plan d’action. Quatre actions ont été définies, dont trois mises en œuvre rapidement.
Dans un autre contexte, une équipe du retail était marquée par une forte défiance. Le travail était parfois dupliqué, faute de confiance. Un dispositif progressif a combiné coaching individuel, atelier UWTI et travail sur la culture du feedback. Au fil des séquences, les interactions sont devenues plus fluides, les postures moins rigides et la complémentarité plus évidente.
Ces exemples montrent que l’outil ne remplace pas l’accompagnement. Il l’accélère. Il crée une prise de conscience immédiate, puis permet de passer plus vite à l’action.
Face à une situation bloquée, une équipe peut suivre cinq étapes utiles.
Cette approche paraît simple. Sa puissance vient de sa rigueur. Elle oblige l’équipe à ralentir au départ pour gagner du temps ensuite.
Un séminaire d’entreprise ne sert pas seulement à prendre l’air ou à renforcer la convivialité. Il peut devenir un véritable laboratoire de résolution de problèmes, à condition d’être conçu avec une intention claire.
Dans un lieu adapté, comme ceux proposés par Châteauform’, les participants sortent du rythme quotidien. Ils changent de cadre, de posture et parfois de regard. Cette respiration est précieuse, mais elle ne suffit pas. Le lieu crée les conditions. La méthode transforme l’expérience.
C’est pourquoi les séminaires les plus utiles sont ceux qui articulent trois dimensions : un cadre inspirant, une animation structurée et un passage à l’action concret. Les équipes ne repartent pas seulement avec un bon souvenir. Elles repartent avec une compréhension commune, des décisions et une manière renouvelée de travailler ensemble.
Les entreprises n’ont pas besoin de solutions compliquées. Elles ont besoin de méthodes claires pour traiter des situations complexes.
Une solution simple peut être très efficace lorsqu’elle répond au bon problème. Mais lorsqu’elle traite seulement un symptôme, elle rassure à court terme et échoue à moyen terme.
La vraie compétence collective consiste donc à savoir cadrer, questionner, observer, décider et agir ensemble. C’est là que la résolution de problèmes en entreprise devient un levier de management, de coopération et d’innovation.

Laurent Goldstein - Goldstein Salzard & Associé
Découvrir 1 méthode simple pour résoudre des problèmes complexes
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